URME (in Romanian language means footprints, tracks) proposes the reactivation of the urban memory of seven European cities, through multidisciplinary studies that re-create the cultural atmosphere at different moments in their historical development. Using contemporary methods, URME intends to signalize urban sites as part of the literary and cultural history of the city.
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Arles - Route 2 - Middle AgesBy fr03 - Posted on April 16th, 2007
SUNDAY APRIL 15th, ROUTE 2 : ARLES THROUGH THE LITTERATURE FROM ANTIQUITY TO MIDDLE AGES. Religious patrimony and churches (M. Baudat) Saint-Trophime :Abstract : In the first quarter of the 5th century a modification of the religious topography appeared. Previously located on the hillock of the Hauture (the high district of the city), where are the chapels of Saint-Blaise and Saint-Jean de Moustier, the basilica was brought closer to the centre town (forum), where see we it today. On September 29th, 1152 took place the solemn ceremony of the translation of the body of saint Trophime in the new cathedral. The beginning of the XVth century was marked by an important transformation of the building since it is at that time that the three apses which finished the chorus were destroyed, to which was substituted a chorus with ambulatory and radiant chapels of Gothic style. Dans le premier quart du Vème siècle on assista à une modification de la topographie religieuse. Auparavant située sur la butte de l'Hauture (le quartier haut de la ville), où sont les chapelles Saint-Blaise et Saint-Jean du Moustier, la basilique fut rapprochée du centre ville (forum), là où nous la voyons aujourd'hui. La vie de saint Hilaire, écrite en 461, mentionne trois églises : une ecclesia publica (la basilique primitive située sur le quartier de l'Hauture), une basilica constantia (dont nous ignorons tout), et une basilica beati ac primi martyris Stephani (celle qui nous préoccupe).Ce n'est qu'à partir de 972 que l'on trouve la mention de la présence du corps de saint Trophime dans la basilique métropolitaine de Saint-Etienne ; reliques que l'on retrouve jusqu'en 1078, moment où s'installe une rivalité entre les deux patronages (Saint-Etienne / Saint-Trophime). Cette antagonisme aboutit à la prédominance de saint Trophime au XIIème s. Ce changement de patronage semble être dû aux campagnes de reconstruction de la cathédrale (extrême fin Xème s., où dans la première moitié du XIème s.). Le 29 septembre 1152 eut lieu la cérémonie solennelle de la translation du corps de saint Trophime dans la nouvelle cathédrale. Le milieu du XVème siècle fut marqué par une transformation importante du bâtiment puisque c'est à cette époque que furent détruites les trois absides qui terminaient le chœur, auxquelles on substitua un chœur à déambulatoire et à chapelles rayonnantes de style gothique. L'ensemble permettant une circulation des fidèles, notamment autour de la tombe de Mgr Louis Alleman dont les miracles étaient d'actualité (une enquête fut menée sur ces miracles entre mars et janvier 1453, qui aboutit à sa béatification en 1527). Sainte-Anne (N.-D. la Principale) :Abstract : Its name, and the tradition, lets suggest that it would have been the first parish of the city. Under Ancien Régime, it was the parish of the centre town and was composed, with that of Saint-Julien, of the richest families of Arles. Mgr du Laurens, archbishop of Arles, ordered its rebuilding on August 29, 1613. Son nom, et la tradition, laisse suggérer qu'elle aurait été la première paroisse de la ville. Sous l'Ancien Régime, elle était la paroisse du centre ville et se composait, avec celle de Saint-Julien, des familles les plus riches d'Arles. Elle engloba les paroisses de N.-D. de Beaulieu (1374), Saint-Georges et Saint-Vincent (1617). Une première fois rebâtie en 1175, elle menaçait ruine et Mgr du Laurens, archevêque d'Arles, en ordonna la reconstruction le 29 août 1613. Si la pose de la première pierre eut lieu en février 1614, il fallut attendre 1628 pour qu'elle soit de nouveau consacrée ; les travaux ne s'achèveront véritablement que vers 1630. Cette reconstruction s'effectua en retrait afin de dégager une véritable place au centre d'Arles ; place à la fois de marché, mais aussi "d'armes", constituant un point central de rassemblement pour défendre la ville, conformément à l'ordonnance du duc de Guise de 1615. Consacrée le jour de sainte Anne, elle en prit le vocable à cause des reliques de cette sainte qu'elle conservait dans un buste de vermeil. En 1629 elle fut confiée par, l'archevêque d'Arles, aux Oratoriens, déjà présents à Arles depuis 1617, et qui la desservirent jusqu'à la Révolution. Les grands Carmes :Abstract : The actual street of the Carmes dates from the Revolution. In its northern part, it crosses the nave of the old church and the two aisles are now included in the close houses. The Carmelites had been established in Arles circa 1235. This church dated only from XVth century. Several rich families of the city contributed to its building. L'actuelle rue des Carmes date de la Révolution. Dans sa partie nord, elle traverse la nef de l'ancienne église des Carmes. Les deux collatéraux étant pris dans les maisons voisines. Les grands Carmes s'étaient établis à Arles vers 1235. Cette église datait seulement du XVème s. Plusieurs riches familles de la ville contribuèrent à sa construction. Le clocher, entrepris en 1505, ne fut achevé qu'en 1516. Il fut payé en parti par la ville qui y contribua de 700 écus. L'étourdissante sonorité des cloches provoqua une réglementation en 1632. Trinitaires :Abstract : The convent of the Trinity, whose remains are included in the buildings of the hospital (currently Van Gogh space), was one of oldest of the city. Its construction dated from the beginning of XIIIth c. The tradition wanted that at the end of XIIth c.., Jean de Matha, founder of the Trinitaires order, turning over from Rome where he had gone to request the approval of ihis rule by the pope Innocent III, passed to Arles and remained several days there. He obtained from the archbishop Imbert d' Eyguières the authorization to found in the city a convent of his order. Le couvent de la Trinité, dont les restes se trouvent englobés dans les bâtiments de l'hôpital (actuellement espace Van Gogh), était un des plus ancien de la ville. Sa construction datait du tout début du XIIIème s. La tradition voulait qu'à la fin du XIIème s., saint Jean de Matha, fondateur de l'ordre des Trinitaires, retournant de Rome où il était allé solliciter l'approbation de sa règle par la pape Innocent III, passa à Arles et y séjourna plusieurs jours. Il obtint de l'archevêque Imbert d'Eyguières l'autorisation de fonder dans la ville un couvent de son ordre. La construction de ce couvent fut lente et laborieuse. En novembre 1203, l'archevêque permit aux Trinitaires d'ajouter une église et un cimetière aux bâtiments existants ; et le 11 avril 1224 les Trinitaires fondèrent un hôpital pour les pèlerins dans une dépendance à leur couvent. Il resta attaché à la Trinité jusqu'en 1574 date à laquelle tous les hôpitaux furent réunis sous le titre d'Hôtel Dieu Saint Esprit. Au début du XVIIème s. l'église menaçait ruine et dut être rebâtie ; on l'a fit alors plus grande. La première pierre fut posée le 24 février 1630 et ce fut Mgr du Laurens qui dédicaça l'église en la plaçant sous le vocable de la sainte Trinité et de saint Roch. Saint-Lucien :Abstract : The church Saint-Lucien was situated on the place of the Forum, in the space occupied by the Van Gogh coffee. It was also indicated under the name of Notre-Dame du Temple or Notre-Dame de la. Minerve because of a tradition wanting that it was founded on an old temple of Minerve of which a portion would have been used as nave. L'église Saint-Lucien s'élevait autrefois sur la place du Forum, dans la partie occupée actuellement par le café Van Gogh. Elle était aussi désignée sous l'appellation de N.-D. du Temple ou N.-D. la Minerve à cause d'une tradition voulant qu'elle ait été fondée sur un ancien temple de Minerve dont une portion lui aurait servi de nef. Charlemagne y aurait fait placer des reliques de saint Lucien, ce qui lui conféra son nom. Elle aurait été l'un des plus anciens édifices chrétiens d'Arles et remonterait au VIème s. Elle était au cœur d'une paroisse de gens aisés, principalement de négociants, majoritairement de merciers. Un escalier donnait accès à une chapelle basse, du XIIème s., dont on peut encore voir l'abside ainsi que la base de l'autel à l'extrémité de la galerie Nord des Cryptoportiques. Chapelle placée sous la dédicace de Saint-Michel. Saint-Michel de l'escale :Abstract : Founded before the XIIth c., the church Saint Michel de l’escale (of the scale) served mainly the houses which had been built in the amphitheatre. The church continued to remain like simple chapel and was demolished only in 1827 during the clearing of the amphitheatre. Fondée avant le XIIème s., l'église Saint-Michel de l'escale desservait principalement les habitations qui avaient été construites dans l'amphithéâtre. Elle était accolée à la tour ouest, et en partie construite dans la galerie de l'amphithéâtre qui lui servait de transept, elle dominait de la hauteur d'un étage les maisons voisines. La porte était au niveau des arceaux du premier étage et l'on ne pouvait y monter qu'au moyen d'un escalier en bois en forme d'échelle, d'où son nom (escale = échelle). Faute de revenus suffisants, la paroisse fut supprimée en 1617 et partagée entre les paroisses de Saint-Julien et de N.-D. la Major. L'église continua de subsister comme simple chapelle et ne fut démolie qu'en 1827 lors du dégagement de l'amphithéâtre. Saint-Genès des arènes :Abstract : This church was located at the center or the arenas, at the intersection of a small crossroads. Closed down at the XVIIth century it was transformed into stable but restored in 1718. Elle nous est décrite comme une construction assez pauvre, une façade nue dont les seuls ornements étaient une porte ronde, encadrée par deux colonnes supportant une corniche "sans caractère". Au-dessus de la porte était une grande niche où "la statue mutilée rappelait comme à dessein la décapitation de saint Genès". Cette église était située au centre même des arènes, à l'intersection d'un petit carrefour. Désaffectée au XVIIème siècle elle fut transformée en écurie. Elle fut rétablie au culte en 1718. N.-D. la Major (majeure) :Abstract : This church was the seat of the most extended parish of Arles. It sheltered the brotherhood of saint Véran (patron saint of the shepherds), and a jaw of saint Marc which was the object of a solemn celebration each April 25. Since the XIXth c., it shelters the brotherhood of the gardians, founded in 1512 under the patronage of saint George, of which it preserves the statue. The gardians come there in pilgrimage to make their horses blessed each May the 1st. It is also one of the oldest churches of the city; it would have been consecrated by the archbishop of Arles Ravennius, in 452, at the time of the Council of Arles. Dedicated to Sainte-Marie-Majeure, it was later simply named under the title of “the Major”. Cette église était le siège de la paroisse la plus étendue d'Arles. Elle abritait la confrérie de saint Véran (patron des bergers), et une mâchoire de saint Marc qui était l'objet d'une célébration solennelle chaque 25 avril. Depuis le XIXème s., elle abrite la confrérie des gardians, fondée en 1512 sous le patronage de saint Georges, dont elle conserve la statue. Les gardians y viennent en pèlerinage y faire bénir leurs chevaux chaque 1er mai.C'est aussi une des églises les plus anciennes de la ville ; elle aurait été consacrée par l'archevêque d'Arles Ravennius, en 452, à l'occasion du Concile d'Arles. Dédiée à Sainte-Marie-Majeure, elle fut plus tard simplement désignée sous le titre de "la Major". Dépendant d'abord de la cathédrale, elle devint paroisse vers le XIème s. Les bâtiments actuels furent construits au XIIème siècle sur un site vraisemblablement occupé dès l'antiquité par un temple à la Bonne Déesse dont on a retrouvé un autel (déposé au musée de l'Arles antique). Sainte-Madeleine :Abstract : This church was located at the south of N - D. the Major, near the ramparts. Its name is mentioned since the XIIth century. Cette église paroissiale était située au sud de N.-D. la Major, à proximité des remparts. Son nom est mentionné dés de XIIème s. La paroisse, peu étendue à l'origine, engloba celle de Saint-Jean de Moustier, en 1315, puis fut absorbée à son tour par celle de N.-D. la Major au XVème s. L'église demeura toutefois ouverte au culte comme simple chapelle. Saint-Blaise et le Grand Couvent :Abstract : Like Saint-Jean de Moustier, this church is established on the site where is usually located the first episcopal group of Arles. Saint Césaire, archbishop of Arles, had created a rule for the monastery of his holy sister Césarie and started to build a first monastery, extra muros, in 506, after his return of his exile of Bordeaux. This primitive monastery was destroyed at the time of the siege of the city by the Burgondes and the Franks. Césaire rebuilds it but this time intra muros, protected by the ramparts, in the south-eastern angle of the city where was established the site of the first episcopal group, left free since its moving in the center of the city with the establishment of Saint-Etienne (Saint-Trophime). This monastery was consecrated in 512 Comme Saint-Jean de Moustier proche, cette église est implantée sur le site où l'on situe habituellement le premier groupe épiscopal d'Arles. Saint Césaire, archevêque d'Arles, avait créé une règle pour le monastère de sa sœur sainte Césarie et commença à édifier un premier monastère, extra muros, en 506, après son retour de son exil bordelais. Ce monastère primitif fut détruit lors du siège de la ville par les Burgondes et les Francs. La paix revenue, Césaire le reconstruit mais cette fois intra muros, à l'abris des remparts, dans l'angle sud-est de la ville où il s'établit sur le site du premier groupe épiscopal, laissé libre depuis le glissement de ce dernier au centre de la ville avec l'implantation de Saint-Etienne (Saint-Trophime). Ce monastère fut consacré en 512 ; en 524, Césaire édifia une basilique destinée à l'inhumation des moniales. La localisation de cette église dédiée à Sainte-Marie-Madeleine pose un problème, si dans un premier temps la nécessité de la clôture avait fait supposer qu'elle devait se trouver à proximité du couvent, en contradiction avec les habitudes antiques d'interdire les inhumations intra muros, la conception actuelle tendrait à la localiser extra muros, peut-être aux Alyscamps (Saint-Césaire le Vieux ?) L'église Saint-Blaise était donc l'église conventuelle de ce monastère parfois aussi désigné sous le titre de Grand Couvent. Le bâtiment tel que nous pouvons le voir actuellement fut construit en trois grandes parties, comme l'attestent les ruptures de la maçonnerie. La partie la plus ancienne, le chœur et le clocher fut construite au début du XIIème s. La deuxième partie a été rajoutée au milieu du XIIème s. dans une architecture plus simple qui a vu la disparition des deux étroits collatéraux. Enfin, vers 1280, l'église fut agrandie une troisième fois. Saint-Jean de Moustier (du monastère) :Abstract : Also known as Sainte-Agathe, this church is located in the district of the Hauture beside the Saint-Césaire abbey and the chapel Saint-Blaise. It was built in the XIIth century on the site of the primitive baptistry. Désignée aussi sous le vocable de Sainte-Agathe. Cette église est située dans le quartier de l'Hauture à côté de l'abbaye Saint-Césaire et de la chapelle Saint-Blaise. Elle fut construite au XIIème s. sur l'emplacement du baptistère primitif. Bâtie sur le niveau du sol paléochrétien, elle est aujourd'hui à demi enterrée sous le sol moderne de la ville. La paroisse dont le nom est cité dés le XIIIème s., s'étendait le long des remparts sud jusqu'au théâtre antique. Elle fut rattaché en 1315 à la Madeleine. Sa démolition est due à l'utilisation de ses pierres pour consolider les remparts. Cordeliers :Abstract : The Frères Mineurs (or Cordeliers) were established in Arles in 1218, initially close to the gate of La Roquette, then they sold their convent to the Clarisses and settled in Trinquetaille. The wars having obliged them to leave their monastery of Trinquetaille, they established in Arles in 1358 and, in 1412, began the construction of their new convent. Les Frères Mineurs (ou Cordeliers) vinrent s'établir à Arles en 1218, d'abord près de la porte de la Roquette, puis ils vendirent leur couvent aux Clarisses et s'installèrent à Trinquetaille. Les guerres les ayant obligées à quitter leur monastère de Trinquetaille, ils vinrent s'établir à Arles en 1358. En 1361 ils achetèrent un îlot de maison et, en 1412, commencèrent la construction de leur nouveau couvent. Saint-Georges :Abstract : The Saint-George parish, dated before the Xth century, is abundantly mentioned in the documents from the XIIIth century, its surface corresponds roughly to the limits of the ancient theatre then covered of parasitic buildings. Sans doute antérieure au Xème s., la paroisse Saint-Georges est abondamment mentionnée dans les écrits à partir du XIIIème s. Sa superficie devait correspondre approximativement aux limites du théâtre antique alors couvert d'habitations parasites. Elle fut rattachée à Sainte-Anne (N.-D. la Principale), en 1617 et le bâtiment abattu en 1620. Une partie fut vendue pour faire une place publique (place de Cays, devant l'actuelle sous-préfecture), et l'autre partie fut transformée et réutilisée (chapelle Sainte-Catherine puis chapelle du couvent de la Miséricorde ?) On l'a trouve aussi désignée sous le nom de Saint-Georges le Fabregoulier, vraisemblablement à cause de la présence de micocouliers.
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